Le retour du soldat

Moritz Daniel Oppenheim Moritz Oppenheim Moritz D. Oppenheim Moritz Daniel Oppenheim von Hanau M. D. Oppenheim
Le retour du soldat volontaire
Chabbat après-midi

Lorsque vous examinez la toile de Moritz Daniel Oppenheim dépeignant un moment du Chabbat, concentrez-vous sur les divers groupes de personnages. Observez leurs tenues vestimentaires, qui sont des indicateurs de leur classe sociale et de leur statut. Oppenheim, ayant choisi de ne pas se convertir pour gagner la reconnaissance dans les cercles d’artistes renommés, traite fréquemment dans ses œuvres de l’intégration de la communauté juive dans la société allemande du 19e siècle. Explorez les influences historiques et culturelles qui ont pu façonner ses peintures et accordez une attention particulière à sa technique de peinture, qui enrichit l’expression et la profondeur de ses tableaux. Réfléchissez également à vos propres réactions face à ses œuvres et considérez les émotions et les pensées que ces images évoquent chez vous, ce qui vous permettra de mieux comprendre et apprécier son art.
Le retour du soldat

Daniel Moritz Oppenheim, né en 1800 à Hanau, en Allemagne, étudie la peinture à Francfort, Rome et Paris. Son œuvre explore notamment la question de l’intégration des Juifs dans la société allemande. Dans Le retour du soldat volontaire (1833-1834), il met en scène la rencontre de deux univers : un fils militaire rentre dans sa famille à la fin du repas de Chabbat. A travers cette scène, Oppenheim illustre la notion de double fidélité, entre attachement à la communauté juive et loyauté envers la Nation allemande — un équilibre que les Juifs ont appris à forger au fil du temps.
‘Hanoukka

‘ H a n o u k k a
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2 Sommaire
S o m m a i r e
Histoire de la fête de ‘Hanoukka
La situation politique en Judée
Les plans d’Antioche
Mattathias et la révolte
La Ménorah du Temple et le miracle de ‘Hanoukka
Lampes à huile
Comment allumer les lumières de ‘Hanoukka
Huile, mèches et bougies
Formes et matériaux
‘Hanoukka avec Daniel Moritz Oppenheim
‘Hanoukka avec Arthur Szyk
Lexique
Pour en savoir plus…
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3
En hébreu ‘Hanoukka signifie
consécration ou inauguration.
La fête de ‘Hanoukka a lieu,
le 25 Kislev, en plein hiver. Elle
commémore la victoire des
Maccabées survenue trois ans après
la profanation du Temple. La fête
dure 8 jours durant lesquels, dans
toutes les communautés juives du
monde, on allume des ‘Hanoukkiot.
Chaque communauté a élaboré
différents modèles de ‘Hanoukkiot.
Des représentations de l’allumage
des lumières et des us et coutumes
dans différentes communautés
viennent enrichir le témoignage
visuel de la fête.
‘Hanoukka
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H i s t o i r e d e l a f ê t e d e
‘ H a n o u k k a
Quand Juda Maccabée entre dans le Temple de Jérusalem pour rétablir le
culte, la première chose qu’il fait est de rallumer la Ménorah. Pour cela il
faut de l’huile pure. C’est dans les décombres du Temple qu’est découverte
une fiole d’huile intacte. L’huile qu’elle contient sert normalement à
alimenter la Ménorah pour un jour, mais ici, elle va servir à alimenter la
Ménorah durant 8 jours.
La fête célèbre :
le miracle de la fiole,
Quand après leur victoire les Hasmonéens voulurent rallumer la Ménorah du
Temple ils ne trouvèrent qu’une seule fiole d’huile, scellée au sceau du grand
prêtre, que les idolâtres n’avaient pas souillée. Elle contenait une quantité
suffisante pour allumer le candélabre pendant un jour. Un miracle se produisit et
cette mesure éclaira le luminaire pendant huit jours… (Talmud de Babylone, Traité de
Chabbat)
la victoire de Juda Maccabée des Hasmonéens,
la restauration de la royauté en Erets Israël.
L’histoire de ‘Hanoukka n’est pas consignée dans la Torah. La fête est
instaurée l’année qui suit l’évènement, le 25 Kislev. Elle est écrite dans les
deux livres des Maccabées et dans le récit qu’en a fait l’historien Flavius
Josèphe. L’histoire écrite par les Pharisiens retient le miracle de la fiole.
Le miracle existe par l’intervention divine. Plus que la victoire militaire, les
Pharisiens ont voulu transmettre la lumière.
Histoire de la fête de ‘Hanoukka
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5La situation politique en Judée
L a s i t u a t i o n p o l i t i q u e e n
J u d é e
En l’an 333 AEC, Alexandre le Grand conquiert la Judée et c’est ainsi que
commence le règne des Grecs en Judée et en Erets Israël. Il permet aux
habitants de la région une autonomie relative. A sa mort, ses généraux
appelés diadoques s’affrontent. Son royaume se scinde en deux et la guerre
éclate entre deux camarades d’armes :
le diadoque d’Egypte : Ptolémée. (Ptolémée fonde la dynastie Lagide),
le diadoque de Syrie : Séleucos. (Séleucos fonde la dynastie Séleucide).
Ptolémée conquiert l’Egypte et fait d’Alexandrie sa capitale. Séleucos règne
sur Antioche en Syrie et sur Séleucie en Babylonie. Le général Ptolémée
vainc la Judée en 312 AEC. Il protège les Juifs de Judée et leur permet de
faire commerce de leurs productions d’huile d’olive et de vin. Son ambition
est de conquérir la Syrie.
De 281 à 198 AEC, les deux royaumes vont s’affronter à cinq reprises. Les
guerres vont transformer la Judée en champ de bataille. Finalement, en
198 AEC, Antioche III roi de Syrie bat l’armée de Ptolémée V d’Egypte. Il
conquiert la Judée. Rome s’inquiète de la victoire. Antioche III respecte les
traditions de la communauté juive et lui laisse son autonomie. La civilisation
grecque gagne les classes aisées de la Judée.
Deux courants du judaïsme se forment :
les Mityavnim, les hellénisants,
les ‘Hassidim.
Les Mityavnim, hellénisants, s’habillent comme des Grecs, prennent des noms
grecs, adoptent la langue et la culture grecque. Ils appartiennent aux classes
aisées de la société. Les ‘Hassidim rassemblent une population plus rurale. Ils
refusent la culture helléniste qui selon eux amènerait la ruine du judaïsme.
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6 Les plans d’Antioche
L e s p l a n s d ‘ A n t i o c he I V
Lorsqu’Antioche IV arrive au pouvoir en 175 AEC la situation change
radicalement pour la communauté juive de Judée. Antioche IV, appelé
Antioche Epiphane, est un empereur épris de culture helléniste.
Il veut voir briller cette culture dans tous les pays conquis et transformer
Jérusalem en cité grecque. Comme il a besoin d’argent pour poursuivre ses
conquêtes militaires il convoite le trésor du Temple.
Au Temple, le prêtre Onias III, qui est un ‘Hassid, va être remplacé par son
frère Jason qui est helléniste. Jason va proposer à Antioche d’acheter sa
charge de prêtre pour 150 talents.
En contrepartie il fait construire un gymnase et un éphébion tout près du
Temple fréquenté par l’aristocratie sacerdotale. Mais la faveur accordée à
Jason dure peu de temps.
Il est remplacé par Ménélas qui propose à Antioche d’acheter sa charge de
prêtre pour 300 talents de plus que Jason. Ménélas, une fois nommé grand-
prêtre, pour réunir les sommes promises à Antioche, pille le mobilier du
Temple.
En l’an 168 AEC, Antioche Epiphane décide d’effacer toute trace de judaïsme.
Il massacre une partie des habitants de Jérusalem et pille le Temple de
Jérusalem. Il fait construire un autel dans le Temple en l’honneur de Zeus et
y sacrifie des animaux interdits. Il installe des statues de divinités grecques
dans le Temple et oblige les Juifs à apporter des offrandes. Il construit des
autels dans les villes de Judée. De plus il interdit :
le respect du Chabbat,
la circoncision,
l’étude de la Torah,
la célébration de la néoménie.
En l’an 167 AEC une partie de la population juive, menée par Mattathias, se
soulève contre les oppresseurs.
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7Mattathias et la révolte
M a t t a t h i a s e t l a r é v o l t e
Mattathias, de la dynastie des Hasmonéens, déclenche la révolte contre les
Grecs. Il est issu d’une famille de Cohen c’est-à-dire de prêtres et habite le
village de Modiin au nord de Jérusalem.
Contraint, par des soldats syriens, pour donner l’exemple, de faire une
offrande en immolant des porcs sur un des autels de la ville, il refuse. Une
rixe a lieu. Mattathias aidé de ses fils se bat contre les soldats syriens et
se réfugie dans les montagnes avec ses cinq fils : Jean – Yo’hanan ha-Gadi ;
Simon – Chimon ha-Tarssi ; Juda – Yéhouda ha-Maccabi ; Eléazar – Eléazar
Avaran ; Jonathan – Yonathan Aphous.
L’appel de Mattathias au peuple est : Que celui qui a du zèle pour la Torah
me suive. C’est ainsi qu’il est représenté sur une affiche. Le bras levé, il
appelle ses fils et le peuple à le suivre.
Lithographie, Lion Antokolski, Lituanie, 1902
La guérilla contre l’armée d’Antioche IV est difficile. Un an après les
combats, Mattathias meurt et son fils Juda Maccabée poursuit la résistance.
Fin stratège, il va battre les Syriens, reconquérir la Judée et restaurer le culte
du Temple de Jérusalem.
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Le miracle de ‘Hanoukka est lié à la Ménorah du sanctuaire du désert. Moïse,
sur instruction divine, va en confier la réalisation à Betsalel fils de Ouri, fils
de Hour, de la tribu de Juda.
La Ménorah est décrite dans le livre de l’Exode :
Tu feras aussi un candélabre d’or pur. Ce candélabre, c’est-à-dire son pied et sa
tige, sera fait tout d’une pièce ; ses calices, ses boutons et ses fleurs feront corps
avec lui. Six branches sortiront de ses côtés : trois branches du candélabre d’un
côté et trois branches du candélabre de l’autre. Trois calices amygdaloïdes à l’une
des branches, avec bouton et fleur et trois calices amygdaloïdes, avec bouton et
fleur à l’autre branche ; ainsi pour les six branches qui sailliront du candélabre.
Le fût du candélabre portera quatre calices amygdaloïdes, avec ses boutons et ses
fleurs ; savoir, un bouton à l’origine d’une de ses paires de branches, un bouton à
l’origine de sa seconde paire de branches, un bouton à l’origine de la troisième : ils
répondront aux six branches partant du candélabre. Boutons et branches feront
corps avec lui ; le tout sera fait d’un seul lingot d’or pur.
Puis tu feras ses lampes au nombre de sept ; quand on disposera ces lampes, on
en dirigera la lumière du côté de sa face. Puis, ses mouchettes et ses godets, en
or pur. Un kikkar d’or pur sera employé pour le candélabre, y compris tous ces
accessoires. Exode25 ; 31 – 39
Dans le Temple de Salomon il y a 10 Ménorot en or dans le Hékhal – le Saint.
Elles sont sans doute semblables à la Ménorah du Sanctuaire.
Pendant 4 siècles, sept flammes alimentées d’huile d’olive sont allumées
chaque après-midi par le grand-prêtre. Il se sert d’huile d’olive pure pour
allumer les mèches d’un Ner Tamid qui brûle jour et nuit :
Et toi, tu ordonneras aux enfants d’Israël de te choisir une huile pure d’olives
concassées, pour le luminaire, afin d’alimenter les lampes en permanence.
Exode 27 ; 20
La Ménorah du Temple et le miracle de ‘Hanoukka
L a M é n o r a h d u T e m p l e e t l e
m i r a c l e d e ‘ H a n o u k k a
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9La Ménorah du Temple et le miracle de ‘Hanoukka / Lampes à huile
Selon une légende, après la destruction du 1 er Temple, en 586 AEC, par
Nabuchodonosor, des captifs emmènent avec eux une des Ménorot. Ils la
ramènent avec eux lors du retour de Babylonie et la déposent dans le
second Temple. Lorsqu’Antioche Epiphane pille le Temple, le candélabre en or
est pris en butin.
Juda Maccabée, lorsqu’il réinstaure le culte dans le Temple, édifie une
nouvelle Ménorah en matériaux simple. Ensuite il la refaçonne en argent et
pour finir, quand il a pu réunir les fonds nécessaires, en or. Deux siècles plus
tard lorsque les romains détruiront Jérusalem, ils emporteront la Ménorah
comme butin de guerre.
La fiole scellée, retrouvée dans le Temple au moment où Juda Maccabée veut
renouveler le rituel, va servir à rallumer la Ménorah en métal qu’il vient de
fabriquer.
L a m p e s à h u i l e
Flavius Josèphe nous informe que l’année qui suit la reconquête du Temple
par Juda Maccabée les habitants de Jérusalem, pour en commémorer la date,
allument une petite lampe à huile pendant huit jours devant leur habitation.
Chaque après-midi une lampe est remplie d’huile et allumée pour se
rappeler le miracle. Les premières lampes à huile utilisées pour l’allumage
des lumières de ‘Hanoukka sont en terre cuite. Ces lampes ont la forme d’un
petit bol où l’on verse l’huile à la surface de laquelle est placée une mèche.
Par la suite on ferme le réservoir et on y ajoute un bec par lequel on passe
une mèche. Cette lampe couverte est appelée Ner Mékhoussé.
Puis la lampe va être moulée. Cette technique va réduire le coût de
production des lampes et en multiplier le nombre car elles seront fabriquées
en série et copiées.
Aux époques grecque et romaine, les lampes en terre cuite continuent à être
utilisées. Les lampes à huile, à moins d’être dotées de plusieurs becs comme
au I er siècle AEC, donnent un éclairage faible équivalant à celui de veilleuses.
Posées à plat ou parfois suspendues, elles doivent être remplies d’huile
toutes les deux heures et demie environ.
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De l’époque romaine nous sont parvenues des lampes en terre cuite avec la
représentation de la Ménorah et des lampes plus grandes, rectangulaires,
avec 8 ouvertures. Ces lampes sont appelées Polymyxos.
Les classes sociales élevées utilisent des lampes à huile en bronze.
Lampes à huile / Comment allumer les lumières de ‘Hanoukka
C o m m e n t a l l u m e r l e s
l u m i è r e s d e ‘ H a n o u k k a
La ‘Hanoukkia a différentes formes. Son allumage obéit cependant à certaines
règles communes selon la Halakha.
Les flammes de la ‘Hanoukkia doivent être séparées les unes des autres pour ne
pas avoir l’air d’une torche et pour bien différencier les huit jours durant
lesquels la flamme va brûler,
Un Chamach, serviteur en hébreu, allumera toutes les lumières car chaque
lumière de ‘Hanoukka a pour seule fonction de témoigner du miracle et ne
peut pas servir à allumer une autre flamme.
Selon le rav Isaac Alfassi, le Chamach est placé au-dessous des bougies de
‘Hanoukka. Mais à l’époque du Maharal, le Chamach est finalement placé
au-dessus des 8 godets et fait partie intégrante de la ‘Hanoukkia.
Les lumières de ‘Hanoukka sont allumées tous les soirs précisément avant le
coucher du soleil. Les lumières sont placées à l’entrée de la maison et, si cela
n’est pas possible, près d’une fenêtre, de manière à ce que la lumière soit
vue de la rue. Il y a 2 écoles pour allumer les lumières de ‘Hanoukka :
L’école de Chamaï,
L’école de Hillel.
Selon l’école de Chamaï on allume 8 flammes dès le premier soir et on en
supprime successivement une, les soirs suivants, pour terminer par une seule
flamme.
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11Comment allumer les lumières de ‘Hanoukka / Huile, mèches et bougies
Selon l’école de Hillel on allume une flamme le premier soir et on en rajoute
une chaque soir suivant pour terminer par 8 lumières allumées.
A l’origine chaque famille allume une lampe par maison. En l’absence
d’hommes la femme, allumera la ‘Hanoukkia.
H u i l e , m è c he s e t b o u g i e s
Aux époques grecque et romaine, le Proche-Orient comme l’Afrique du
Nord, l’Espagne, l’Italie et la Grèce produisent de l’huile d’olive. Il est écrit
dans le Talmud que la meilleure huile provient de la ville de Tekoa en Judée :
Tekoa est la région par excellence de l’huile d’olive. Michna Mena’hot 9-5 Tossefta
Flavius Josèphe parle également de la Galilée comme lieu important de
production. L’huile d’olive sert à éclairer, à chauffer, à guérir, à parfumer. On
l’utilise également en temps de guerre : Flavius Josèphe décrit comment
l’huile d’olive bouillante est versée sur les assaillants. Elle sert aussi à des fins
religieuses.
A l’époque du second Temple l’allumage rituel se fait :
au Temple où la Ménorah doit brûler sans interruption,
dans chaque foyer où la maîtresse de maison allume les bougies de Chabbat
le vendredi,
durant les 8 jours de ‘Hanoukka.
Cet allumage ne peut pas servir à éclairer. Les rabbins permettent l’huile de
lin, l’huile de noix, l’huile de radis, l’huile de poisson, l’huile de coloquinte…
jusqu’à ce que Rabbi Tarphon décrète que l’huile la plus adaptée pour
l’allumage rituel est l’huile d’olive. Il faut exactement 8 jours pour fabriquer
de l’huile d’olive.
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12 Huile, mèches et bougies
Pour les mèches, les interdits sont nombreux : on ne peut utiliser ni fibres
de lin, ni déchets de soie, ni fibres de saules, ni fibres d’orties, ni algues.
La bougie, appelée cire pour chandelles, apparaît vers 1300.
Elle tire son nom de la ville de Bougie (Bejaia) en Algérie, d’où on
l’importait. Elle se présente sous forme d’une mèche tressée enveloppée de
cire. Les bougies de cire d’abeille, de couleur blanche, moulées, cylindriques,
étaient onéreuses et utilisées surtout par l’aristocratie pour les salles de
réception.
Dans les cuisines et les autres pièces de service, on s’éclaire avec des
bougies de cire de couleur naturelle (beige), utilisées également en période
de deuil. Malgré leur prix, les bougies se doivent d’être changées tous les
jours. Ainsi, dans la plupart des foyers, on vit autant que possible à la lumière
du jour pour économiser les précieuses bougies, utilisées avec parcimonie
et principalement dans les grandes occasions. Au 17 e siècle, les bougies
deviennent de plus en plus populaires en Europe.
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13Formes et matériaux
F o r m e s e t m a t é r i a u x
Lampe en albâtre, Yémen, 1900
Les modèles de ‘Hanoukkiot sont aussi
nombreux qu’il y a de communautés. Les
matériaux employés à leur fabrication sont le
cuivre, le bronze, le laiton, l’argent, l’étain, le
bois, la céramique, la pierre taillée, le verre.
Jusqu’à nos jours, on retrouve des lampes en
albâtre au Yémen et en marbre en
Afrique du Nord. On utilise l’huile comme
combustible pour ce modèle de lampe.
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‘Hanoukkia, Europe, 1400
A l’époque des Croisades, la ‘Hanoukkia est
allumée à l’intérieur des maisons. Elle n’est
plus posée mais accrochée au mur par un
crochet près de la porte d’entrée. Désormais
fabriquée en métal, elle va prendre sa forme
avec un dosseret triangulaire décoré d’une
rosace ajourée et de 8 godets. Cette forme
de lampe à dosseret et à godets va influencer
la forme des ‘Hanoukkiot en Europe. Elle sera
reproduite jusqu’au 15 e siècle.
Formes et matériaux
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‘Hanoukkia, Pologne, 1890
Au 13 e siècle, Rav Mordekhaï ben Hillel écrit :
Le nom du cuivre en hébreu, Ne- ‘Ho-She-T, dans
lequel est fabriquée la ‘Hanoukkia, est composé
des initiales N-‘H- S-T de Ner ‘Hanoukka Shemen
Tadlik – Tu allumeras la ‘Hanoukkia avec de
l’huile. A la fin du moyen âge, le Chamach est
placé au-dessus des godets. Cette ‘Hanoukkia
en argent a été fabriquée à Varsovie par
l’orfèvre Antoni Riedel. Ce modèle a influencé
de nombreux orfèvres et a également été
fabriqué en cuivre.
Formes et matériaux
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‘Hanoukkia, Allemagne, 1825
Les lumières de ‘Hanoukka ont pour origine le
souvenir des lumières du candélabre du Temple.
La ‘Hanoukkia peut donc évoquer la Ménorah du
Temple et elle est parfois même appelée Ménorah.
A l’époque de la Renaissance en Italie, apparaît
la ‘Hanoukkia en forme de chandelier qui évoque
la Ménorah. Cette forme est en usage dans les
communautés d’Europe.
La forme de chandelier à 5, 6 ou 8 branches est
autorisée par le Talmud. Cependant celle à 7
branches est interdite car elle rappelle la Ménorah
du Temple. L’orfèvre Heinrich Kommerel, de
Tuebingen en Allemagne, a imaginé ce modèle de
‘Hanoukkia à 8 godets en argent. Le Chamach, au
centre, est surélevé par rapport aux autres godets.
Formes et matériaux
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Lampe de ‘Hanoukka, Allemagne, 1800
Aux 18 e et 19 e siècles, en Europe, la lampe,
appelée Judenstern, a la forme d’une étoile à
8 branches. Destinée à éclairer la synagogue,
elle servait également dans certaines
communautés à l’allumage des lumières de
‘Hanoukka. Sa particularité est un personnage
sculpté au sommet du fût central. Il est
vêtu d’une longue robe et tient un bâton. La
plupart de ces lampes ont été fabriquées à
Nuremberg.
Formes et matériaux
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‘Hanoukkia, Israël, années 50
Dans les années 50 apparaissent des modèles de
‘Hanoukkiot différant de ceux à dosserets ou à
pied. Celle-ci a été fabriquée dans l’usine Pal Bell,
en Israël. Maurice Ascalon, connu sous le nom de
Moche Klein, a fondé les usines Pal Bell en 1939.
Sculpteur de métier, il va créer une nouvelle
ligne d’objets cultuels en bronze et en cuivre qui
connaîtront un succès en Israël et aux Etats-Unis.
Formes et matériaux
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‘ H a n o u k k a a v e c D a n i e l
M o r i t z O p p e n he i m
Peu de peintures, de gravures, de lithographies sur Mattathias et ses fils sont
parvenues jusqu’à nous.
Les peintres ont surtout représenté l’allumage des lumières de ‘Hanoukka
qui symbolise le miracle. Le miracle de l’huile qui donna la lumière qu’il nous
est recommandé d’allumer et de voir chaque année.
Deux toiles de Daniel Moritz Oppenheim et d’Arthur Szyk décrivent
l’allumage des lumières de ‘Hanoukka. Ces deux artistes se servent de leurs
pinceaux pour présenter au spectateur une communauté idéalisée.
Daniel Moritz Oppenheim est considéré comme le premier peintre juif
reconnu au sein de la société allemande. Il naît le 7 janvier 1800 à Hanau
dans une famille juive orthodoxe.
Il entre aux Beaux-Arts à l’âge de 17 ans. Il est le premier peintre juif à
recevoir une formation académique classique. Pour parfaire ses études, il
effectue le voyage en France et en Italie.
A Paris, il étudie chez Jean-Baptiste Regnault. De 1821 à 1824, il étudie à
Rome avec les Nazaréens, un groupe d’artistes qui aspire à un retour à la
peinture religieuse, qu’il teinte de romantisme patriotique.
‘Hanoukka avec Daniel Moritz Oppenheim
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20 ‘Hanoukka avec Daniel Moritz Oppenheim
En 1825, il s’installe à Francfort. Il ne se convertira
pas au christianisme pour mener à bien sa carrière
d’artiste peintre comme le firent d’autres peintres au
18e siècle. Connu pour ses portraits de personnalités
juives et non juives, il peindra également des scènes
de vies juives et décrira avec talent l’intégration de sa
communauté au sein de la société allemande.
Autoportrait, Daniel MoritzOppenheim, 1814-1816
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Allumage des lumières de ‘Hanoukka, Daniel Moritz Oppenheim,Allemagne, 1880
‘Hanoukka avec Daniel Moritz Oppenheim
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Dans ses scènes de genre, Daniel Moritz Oppenheim va se servir de motifs
qui reviennent souvent pour décrire le changement qui s’opère au sein de sa
communauté. Les idées du siècle des Lumières vont gagner l’Allemagne. Les
Juifs vont, selon les Etats qui composent l’Allemagne, lentement commencer
à être admis dans la société allemande.
Les personnages de Daniel Moritz Oppenheim ne sont plus habillés comme
les Juifs des ghettos. Ils ne portent plus de redingotes noires, ni de Tsitsit.
Ils sont habillés à la mode de l’époque. Les chemises blanches et redingotes
claires leur confèrent un air respectable.
Le calot dont ils sont coiffés ne se porte qu’à la maison. Un bonnet de
dentelle recouvre la tête de la mère dont les cheveux sont retenus en
chignon, selon la mode de l’époque. Ainsi, à l’extérieur de leur habitation,
l’apparence vestimentaire des Juifs ne les distingue plus des autres Allemands.
L’intérieur des maisons est conforme aux normes de la bourgeoisie
moyenne. Ce n’est plus le ghetto aux logis étroits. Il y a souvent une
bibliothèque avec des livres, une lampe à huile basse suspendue au milieu de
la pièce, un miroir, des tables, de grandes fenêtres. L’atmosphère est feutrée,
posée. Dans ce tableau on ne sait pas ce qui se passe dehors. L’essentiel est
porté sur l’allumage des bougies ainsi que sur l’ambiance de ‘Hanoukka dans
une famille juive.
L’attitude des personnages est naturelle et décontractée, le père penche sa
tête vers son fils pour l’écouter réciter sa prière. A côté, deux hommes assis
jouent aux échecs. Les enfants jouent à la toupie. Dans la pièce du fond, des
hommes parlent, assis autour d’une table, en attendant que les bougies des
‘Hanoukkiot posées sur le rebord de la fenêtre se consument.
Daniel Moritz Oppenheim donne l’image du Juif qui allie modernité et
religion. Les Juifs s’intègrent tout en gardant leur pratique religieuse. Leurs
habitations, leurs vêtements en sont la preuve. Il informe le spectateur de
ces transformations et l’invite à connaître les rites de la communauté juive.
‘Hanoukka avec Daniel Moritz Oppenheim
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Arthur Szyk est né à Lodz, en Pologne, en 1894. Dès son enfance il exprime
un don pour le dessin. Après des études à Cracow son père l’envoie parfaire
son éducation artistique à l’académie Julian à Paris. De retour à Lodz en
1913, il étudie à l’académie de Jan Matejko.
Caricaturiste et illustrateur de livres, il aime représenter des scènes
bibliques. Il se fait connaître durant l’entre-deux guerres en Pologne, en
France, en Angleterre, en Israël et aux Etats-Unis.
En 1914, il fait un voyage en Erets Israël avec des artistes polonais. Il est
émerveillé par le travail des pionniers. Son voyage est interrompu par la
première guerre mondiale.
En 1921, il vit de ses dessins en France et retourne régulièrement en Pologne.
En 1937 il part pour l’Angleterre et en 1940, il s’installe aux Etats Unis.
Arthur Szyk va se servir de son crayon pour défendre les idées politiques des
pays dans lesquels il a vécu, mettant ainsi son art au service du pays d’accueil.
L’art n’est pas un but mais un moyen, dira-t-il.
Il lutte contre l’antisémitisme par ses dessins. Aux Etats-Unis, il devient
populaire. Ses caricatures d’Hitler, de Mussolini et d’Hirohito sont publiées
dans la presse. On en fait des posters, des cartes postales, des timbres.
Il participe à près de 25 expositions durant les années de guerre aux
Etats-Unis. Après la guerre, il continue son engagement politique et lutte
contre les injustices raciales.
Dans une toile peinte aux Etats-Unis en 1948, Arthur Szyk décrit l’allumage
des lumières de ‘Hanoukka dans une famille juive polonaise.
‘Hanoukka avec Ar thur Szyk
‘ H a n o u k k a a v e c A r t h u r S z y k
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Allumage des lumières de ‘Hanoukka, Arthur Szyk, Etats-Unis, 1948
‘Hanoukka avec Ar thur Szyk
Par les vêtements des personnages, nous comprenons qu’Arthur Szyk ne
peint pas un évènement contemporain à son époque.
Il peint un souvenir. Un souvenir vécu ou un souvenir raconté.
Nous sommes au mois de décembre, en Pologne, et personne ne semble
avoir froid.
On y voit une famille, le père, la mère et les quatre enfants. L’aîné va allumer
la ‘Hanoukkia. Le grand-père, par le geste de la main, intervient. Des voisins
assistent à la cérémonie.
Le tapis, la tenture, le mobilier, la ‘Hanoukkia, la couleur et les broderies
des tissus des vêtements décrivent une famille aisée.
Tous les personnages présents écoutent une personne que nous ne
voyons pas.
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1948 est pour Arthur Szyk l’année de tous les miracles. Il reçoit la
nationalité américaine et se dit heureux d’avoir trouvé son chez lui sur une
terre de liberté et de justice comme les Etats-Unis.
Il vit l’annonce du 14 mai 1948 de la déclaration de l’indépendance de l’Etat
d’Israël comme le moment le plus heureux de sa vie. Il commémore ce
moment en enluminant le texte de la déclaration de l’indépendance de l’Etat
d’Israël.
Après sa mort, en septembre 1951, son œuvre tombe dans l’oubli. Elle est
remise à jour en 1991 quand est créée la société Arthur Szyk fondée en
Californie par George Gooche.
‘Hanoukka avec Ar thur Szyk
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L e x i q u e
AEC : abréviation de avant l’ère
commune.
Alexandre le Grand : (356-323
AEC) Alexandre III, dit
Alexandre le Grand, est roi de
Macédoine. Grand conquérant
de l’Antiquité son règne dure
11 ans.
Ba’al Chem Tov : l’acronyme de
Becht. Rabbi Israël ben Eliezer
(1698-1760) naît en Ukraine. Il
est rabbin, kabbaliste, fondateur
du ‘Hassidisme.
Chabbat : samedi. Septième jour
de la semaine juive et jour de
repos.
Chamaï : président du
Sanhédrin, Av Beit Din.
Ephébion : salle de sport où
s’entraînent de jeunes gens
parvenus à la puberté.
Erets Israël : terre, pays ou Etat
d’Israël.
Flavius Josèphe : historien né
à Jérusalem en 37. Il est lié à la
monarchie des Hasmonéens
par sa mère. Il a écrit La
Guerre des Juifs contre les
Romains (75-79).
Gymnase : stade où les sportifs
s’entraînent à la course et à la
lutte.
Halakha : partie juridique du
Talmud.
‘Hanoukka : fête célébrée le
25 Kislev (novembre-
décembre) qui commémore la
victoire de Juda Maccabée sur
le roi syrien Antioche Epiphane.
‘Hanoukkia (plur.’Hanoukkiot):
lampe de ‘Hanoukka.
Hasmonéen : descendant de
Hasmon famille sacerdotale
qui dirige la résistance aux
Séleucides.
‘Hassidisme : mouvement
populaire mystique fondé au
18 e siècle par le Ba’al Chem
Tov. Dans la prière l’accent est
mis sur le chant, la danse, la
joie de vivre.
Hillel : Hillel est Nassi c’est-
à-dire président du Sanhédrin.
C’est un sage venu de
Babylonie qui étudie la Torah
toute sa vie.
Isaac ben Yaacov Ha-Cohen
Alfassi : (1013-1103) rabbin né
au Maroc, connu sous le nom
de RIF, auteur du Sefer ha-
halakhot.
Lexique
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Jan Matejko : (1838-1893)
peintre polonais, il est le maître
de Maurycy Gottlieb.
Juda Maccabée : fils de
Mattathias. Il règne sur la Judée
de 166 à 160 AEC.
Judée : région située entre la
mer Morte et la Méditerranée.
Judenstern : étoile juive. Nom
yiddish donné aux lampes à
huile de Chabbat ou de fête
en forme d’étoile à 6 branches.
Ces lampes sont suspendues au
plafond.
Kislev : le mois de Kislev
coïncide avec novembre-
décembre.
Maharal :(1526-1609) Rabbi
Yéhouda Loew ben Betsalel a
vécu à Prague. Il est l’auteur du
Beer ha-Gola – Le Puit de l’Exil.
Ménorah : nom du candélabre à
sept branches dont le
prototype est confectionné
pour le Tabernacle du désert.
Mityavnim : hellénisants.
Néoménie : célébration de la
nouvelle lune.
Ner Tamid : lumière éternelle.
Pharisien : mouvement fidèle
à l’observance religieuse. Il
apparaît au 2 e siècle AEC
et joue un rôle dans la
conservation et la survie du
judaïsme.
Rabbi Tarphon : prêtre
de la génération qui suit la
destruction du Temple, élève de
rabbi Yohanan Ben Zakaї, il
dirige un centre d’étude à Lod.
Talent : monnaie grecque
adoptée par Alexandre le
Grand.
Talith : châle de prière
rectangulaire à franges.
Temple : allusion au Temple de
Jérusalem construit par le roi
Salomon sur le Mont Moriah
à Jérusalem, il est détruit par
Nabuchodonosor II en 586
AEC. Il est reconstruit par les
Juifs qui reviennent de captivité
de Babylonie en 538 AEC.
Le roi Hérode le remanie et
l’agrandit en l’an 19 AEC. Titus
le détruit en l’an 70.
Torah : enseignement. Regroupe
les cinq livres : la Genèse,
l’Exode, le Lévitique, les
Nombres et le Deutéronome.
Tsitsit : franges longues nouées
aux quatre coins du Talith.
Zeus : roi des dieux dans la
mythologie grecque.
Lexique
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P o u r e n s a v o i r p l u s . . .
– Mireille Hadas-Lebel
La révolte des Maccabées
167-142 av. J.-C.
Lemme edit, 2012
– Mordekhai Narkiss
The Hanukkah Lamp
Jerusalem, 1939
– Nancy M. Berman
The Art of Hanukkah
Hugh Lauter Levin
Associates, Inc. 1996
– The Israel Museum
Architecture in the
Hanukkah Lamp
The Israel Museum,
Jerusalem, December 1978
– Victor Klagsbald
A l’ombre de Dieu
Peeters 1997
Pour en savoir plus
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44
29
P h o t o g r a p h i e s
– Couverture : Allumage des lumières de ‘Hanoukka, Daniel Moritz Oppenheim, 1880 ; L’art en fête, tome 2, P. 25,
Musée d’Israël pour le Voyage de Betsalel.
– P. 7 : Lithographie, Lion Antokolski, Lituanie, 1902, Collection Famille Gross.
– P. 13 : Lampe en albâtre, 1900, Collection particulière, Israël.
– P. 14 : ‘Hanoukkia, Europe, 1400 ; https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Hanukiah#/media/File:14th_
century_Hannu kah_lamp_(hanukiah),_France_-Mus%C3%A9e_d’art_et_d’histoire_du_Juda%C3%AFsme.jpg
– P. 15 : ‘Hanoukkia, Pologne, 1890, Collection Famille Gross.
– P. 16 : ‘Hanoukkia, Allemagne, 1825, Collection Famille Gross.
– P. 17 : ‘Hanoukkia, Allemagne, 1800, Collection Famille Gross.
– P. 18 : ‘Hanoukkia, Israël, 1950, Collection Famille Gross.
– P. 19 : Autoportrait, Daniel Moritz Oppenheim, 1814-1816 ; Domaine public ; https://commons.wikimedia.
org/wiki/File:Moritz_Daniel_Oppenheim_-_Self-Portrait_-_Google_Art_Project.jpg.
– P. 20 : Allumage des lumières de ‘Hanoukka, Daniel Moritz Oppenheim, Allemagne,1880 ; L’art en fête, tome
2, P. 25, Musée d’Israël pour le Voyage de Betsalel.
– P. 24 : Allumage des lumières de ‘Hanoukka, Arthur Szyk, 1948 ; L’Art en fête, tome 2, p. 25, Yeshiva
University Museum pour le Voyage de Betsalel.
– P. 25 : En mémoire de ma mère…., Arthur Szyk, 1942 ; Domaine public ; https://commons.wikimedia.org/wiki/
File:Arthur_Szyk_(1894-1951)._We%27re_Running_Short_of_Jews_(1943),_New_York.jpg.
Photographies
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Auteur : Florence Soulam
Graphisme : David Soulam
Janvier 2015
Publié par les Editions ADCJ
Association pour la Diffusion de la Culture Juive
(Association loi 1901)
56 rue Hallé, Paris 75014, France
www.levoyagedebetsalel.org
Courriel : contact@levoyagedebetsalel.com
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En hébreu ‘Hanoukka signifie
consécration ou inauguration.
La fête de ‘Hanoukka a lieu,
le 25 Kislev, en plein hiver. Elle
commémore la victoire des
Maccabées trois ans après la
profanation du Temple. La fête dure
8 jours durant lesquels, dans toutes
les communautés juives du monde,
on allume des ‘Hanoukkiot.