Le 15 Chevat (Tou bi-Chevat)
Vœux pour Roch ha-Chana

C’est en Allemagne et en Autriche, à la fin du 14e siècle, que l’échange de vœux pour Roch ha-Chana a pris racine. Le rabbin Jacob Moëlin, figure influente de la période, recommandait aux membres de sa communauté de commencer à échanger ces vœux dès le mois d’Eloul, période précédant le Nouvel An. Il proposait aussi de se souhaiter d’être inscrit dans le Livre de la vie pour la nouvelle année. Au fil du temps, cette coutume s’est diffusée à travers l’Europe, et son expansion a été facilitée par l’apparition de la carte postale à Vienne en 1869, renforçant ainsi les échanges de vœux.
Le 15 Av (Tou be-Av)
Le 9 Av – Ticha be-Av

Ticha Be-Av est un jour de jeûne et de deuil commémorant la destruction des premier et second Temples de Jérusalem. Il tombe le 9 Av et marque la fin de trois semaines de deuil, avec des règles strictes incluant cinq interdictions, ainsi que la récitation des Lamentations (Méguilat Eikha) et des Kinot. Ce jour est également marqué par cinq événements tragiques, selon la Michna (Taanit 4, 6) : la condamnation des explorateurs, qui empêcha la génération du désert d’entrer en Terre promise ; la destruction du premier Temple par les Babyloniens en 586 AEC ; celle du second Temple par les Romains en 70 EC ; la chute de Beitar, dernier bastion de la révolte de Bar Kokhba ; et enfin la destruction totale de Jérusalem, rasée et labourée après la chute du Temple.
Le 17 Tamouz – Chiva assar be-Tamouz

Le jeûne du 17 Tamouz, ou Chiva assar be-Tamouz, commémore plusieurs événements tragiques, dont la brèche des murs de Jérusalem, prélude à la destruction du Temple le 9 Av. Selon la Méguilah Taanit, ce jour-là, cinq calamités majeures ont eu lieu : la brisure des tables de la loi, l’arrêt du sacrifice perpétuel, la percée des murailles de Jérusalem, la destruction de la Torah par le feu, et l’installation d’une idole dans le Temple. Ces événements marquent un tournant dans l’histoire spirituelle, symbolisant des crises profondes, mais aussi un potentiel de renouveau. Le 17 Tamouz marque également le début de “Ben ha-Metzarim”, une période de trois semaines de deuil intense pour la destruction de Jérusalem, qui se termine le 9 Av. Ces jours de deuil offrent un temps de réflexion et d’introspection, rappelant que les moments de crise peuvent mener à la reconstruction et à la renaissance spirituelle.
Chavouot

Chavouot, célébrée 50 jours après Pessa’h, marque la fin du décompte de l’Omer. Cette fête, également connue sous les noms de Matan Torah (Don de la Torah), Zman Matan Toratenou (Temps du don de notre Torah), Atseret (Rassemblement), ‘Hag ha-Bikourim (Fête des Prémices), et ‘Hag ha-Katsir (Fête de la Moisson), symbolise la fin de la récolte de l’orge et le début de celle du blé. Les pèlerins se rendaient au Temple pour offrir les prémices de leur récolte, incluant le blé, l’orge, le raisin, la figue, la grenade, l’olive et la datte. Le 6 Sivan, jour de la remise de la Torah, est marqué par la coutume de la lecture du Livre de Ruth.
Jour de Jérusalem – Yom Yérushalaïm

Yom Yerushalaïm
Compte de l’Omer – Sfirat ha-Omer

A l’époque du Temple, le ômer était une offrande d’orge permettant la consommation des nouvelles récoltes. A Chavouot, les « deux pains » faits de blé étaient apportés. L’orge, considérée comme un aliment animal, symbolise la libération physique (Pessa’h), tandis que le blé, nourriture humaine, représente l’élévation spirituelle (Chavouot). Le compte de l’Omer est une mitsva de la Torah qui consiste à compter 49 jours entre ces deux fêtes. Comme le mentionne le Deutéronome :
Sept semaines, tu compteras pour toi ; à partir du moment où la faucille commence à frapper les blés, tu commenceras à compter sept semaines. Et tu célébreras la fête de Chavouot pour l’Éternel ton Dieu, en proportion des dons volontaires que tu offriras, selon la bénédiction que l’Éternel ton Dieu t’aura accordée. (Deutéronome 16 ; 9-10)
33e jour de l’Omer – Lag ba-Omer

Lag ba-Omer est le 33ᵉ jour du compte de l’Omer, célébré le 18 Iyar comme un jour de joie où les pratiques de deuil sont suspendues. Il marque aussi la Hiloula de Rabbi Chimon Bar Yohaï, un maître de la Kabbale, rassemblant des milliers de pèlerins à Méron, où ils allument des feux de joie et pratiquent la première coupe de cheveux des jeunes garçons. Historiquement, cette date était appelée “Prous Ha’Atseret”, un terme attesté dès le 10ᵉ siècle du cinquième millénaire (calendrier hébraïque). L’appellation Lag ba-Omer apparaît quant à elle à la même époque établissant cette journée comme une fête de réjouissance dans le calendrier juif.
Compte de l’Omer (Sfirat ha-Omer)
Jour de l’indépendance (Yom ha-Atsmaout)
Jour du souvenir (Yom ha-Zikaron)