On néglige souvent la carrière dramatique de Théodore Herzl, pourtant auteur prolifique. Sa pièce Le Nouveau Ghetto (1894) est fondamentale, marquant le début de son engagement sioniste. Herzl y met en scène les différentes classes sociales juives de Vienne : un rabbin opposé à l’assimilation, un riche banquier imitant l’aristocratie, un parvenu tourmenté par sa judéité, des commerçants qui parlent avec l’accent yiddish, et un avocat humaniste, alter ego de l’auteur, qui meurt en duel. La pièce démontre que ni l’assimilation ni le repli spirituel ne protègent les Juifs, dénonçant ainsi leur exclusion en diaspora.

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