Moïse place le peuple devant un choix : l’obéissance aux commandements conduit à la bénédiction, tandis que leur abandon mène à la malédiction. Il ordonne de détruire les lieux de culte cananéens : « Vous devez détruire tous les lieux où les peuples dépossédés par vous auront honoré leurs dieux… Renversez leurs autels, brisez leurs monuments… abattez les images de leurs dieux ; effacez enfin leur souvenir de cette contrée.» (Deutéronome 12 ; 2-3). Les sacrifices devront être apportés dans le lieu choisi par Dieu.
Le peuple s’y rassemblera pour célébrer et partager sa joie : « Vous vous réjouirez en présence de l’Eternel, votre Dieu, avec vos fils et vos filles […] et le Lévite qui sera dans vos murs » (Deutéronome 12 ; 12). Cette joie n’est pas individuelle : elle réunit les familles et ceux qui ne possèdent pas de terre.
Moïse rappelle également les lois alimentaires et l’interdiction de consommer le sang. La dîme doit être partagée, notamment avec le Lévite, l’étranger, l’orphelin et la veuve. Tous les sept ans, les dettes sont remises et les serviteurs hébreux libérés avec générosité.
Enfin, Pessa’h, Chavouot et Soukkot doivent être célébrées dans le lieu choisi par Dieu. Ces lois montrent que la liberté est un choix moral : elle engage chacun à lutter contre la pauvreté et à permettre aux plus fragiles de participer à la joie collective. Une société est véritablement bénie lorsque ses bienfaits ne sont pas réservés à quelques-uns, mais partagés avec tous.




©Soulam D. – Illustration LVDB